Quatre syndicalistes reconnus coupables de diffamation pour leurs propos dans le cadre de la grève en 2012 à la Providence

09.08.2016

L’aspect exemplaire et l’impact national que les syndicalistes ont souhaité donner à leur lutte en 2012 est également valable pour la reconnaissance de leur culpabilité : désormais, que ce soit à Neuchâtel ou ailleurs en Suisse et quelle que soit la lutte menée, un jugement sanctionne des propos outranciers qui dépassent clairement les limites acceptables.

Le fait que le Tribunal ait renoncé à infliger une peine dans le cas d’espèce n’enlève rien à la reconnaissance par le Tribunal de la commission d’une infraction à l’encontre des plaignantes et de la culpabilité des prévenus. Le Tribunal a ainsi expressément relevé que « les prévenus doivent comprendre qu’il y a des limites, même dans le cadre d’un combat syndical légitime, à ce qui peut être dit et écrit ».

Les plaignantes examinent l’éventualité d’un appel de ce jugement en ce qui concerne cette exemption de peine malgré reconnaissance de culpabilité, les autres termes prononcés par ces personnes à leur encontre, ainsi que pour la Fondation de La Providence la question de la violation de domicile dans le cadre de la même grève.

Téléchargement

Lire le communiqué de presse complet.